#42. Vertical Limit

Vous connaissez le film du même titre ? Avec mon frère et mon papa, il fait partie de nos classiques. Du sport, de l’altitude, du danger, du dépassement de soi, un peu de romance et hop ! Un bon moment à passer en famille, bien au chaud dans les couvertures et confortablement installés dans le canapé.

Vertical Limit
Vivement que je le regarde de nouveau !

Faut que je vous raconte notre merveilleux week-end – aussi haletant que ce film – dans le cirque de Salazie. C’est vraiment cool parce que j’ai pas eu l’occasion de vous en parler tant que ça sur mon blog. Le cirque de Salazie est le plus lointain depuis là où on habite, et je n’y suis allée que trois fois : deux fois à Hellbourg, depuis le gîte de Bélouve (avec Julie, Maëlle, Charlotte et Marcelou, et une autre fois avec Alice-Anne), et la troisième lors d’une terrible sortie que je n’ai pas encore racontée (si vous saviez le nombre d’articles que j’ai dans mes brouillons !). Il y a eu aussi cette superbe sortie au Trou de Fer, où nous avions eu un point de vue magnifique sur ce cirque.

Vous le savez, Marcelou s’entraîne d’arrache-pied pour être fin prêt au moment du Grand Raid. Parmi ses défis se trouve la Vertical Run, dont l’arrivée est le sommet de la Roche Ecrite. Cette montagne est celle qui se trouve entre Mafate et Salazie, un peu à la façon du Grand Bénare qui se trouve entre Mafate et Cilaos. C’est notre sujet du jour !

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Action ! C’est moi qui prends le volant pour environ 2h20 de route entre Saint-Pierre et Grand-Ilet, notre destination finale. J’aime conduire, et comme ça, Marcel peut se reposer la veille de sa course. Je m’arrête en chemin dans le Décathlon de Sainte-Suzanne pour me dépanner d’un short de marche – histoire de faire coucou à Romain en passant – puis on entre dans le cirque de Salazie. La route est magnifique et on ne cesse de s’émerveiller des falaises parcourues de nombreuses cascades.

Nous arrivons enfin à notre gîte, et un flou artistiquement artistique s’installe : il y a un bug avec les réservations, et notre logeuse initiale se retrouve avec bien plus de clients que de places disponibles !

On se voit proposer d’aller dans un autre gîte, chez Nicole, un peu plus bas dans la rue. Bon ben c’est parti, allons voir Nicole. Celle-ci est une petite dame toute mimi qui nous accueille très chaleureusement quelques minutes plus tard. Voilà un ❤ pour toi Nicole, tu le mérites. Elle nous fait une visite des lieux : il y a trois chambres, alors on n’a plus qu’à choisir la plus badass, et à proposer les deux autres pour les personnes qui doivent arriver. Je vous propose à mon tour une visite du gîte, qui en vaut vraiment le détour.

Voilà voilà. Finalement, on se rend compte que la troisième chambre est la plus petite, on aime pas la deuxième, alors on opte pour la première. J’ai pas mal de…mal à contrôler mon rire nerveux face à l’ambiance glauquissime de notre logement d’une nuit. J’attends avec impatience les autres locataires pour me la jouer « laissez-moi vous montrez ce petit coin de paradis », mais personne n’est jamais venu.

18h52 : c’est l’heure de remonter à l’autre gîte pour le repas ! On espère que ce sera bon et qu’il y aura un peu d’ambiance. Pas la moindre idée de si on partagera notre table juste avec un couple chiant, ou avec une douzaine de rigolos. Réponse en images !

Une sacrée tablée en fait ! Je suis à côté d’un couple d’une cinquantaine d’années originaire de Poitiers, et Marcel à côté d’un médecin anesthésiste et de toute une famille « zoréol » (savant mélange de zorey et de créole 😉 ). Je suis super en forme, d’autant plus que mon repas commence avec deux grands shooters de rhum arrangé servi à ras-bord. Et tout le monde est super sympa ! Aucun temps mort dans la discussion, plein de sujets de conversation. En plus de ça, le repas est délicieux et beaucoup trop copieux : beignets de carotte, salade de bredes, carry coq et rougail saucisse, mousse de goyaviers. Les brèdes sont les tiges et les feuilles comestibles d’une plante, il faut donc préciser brèdes chouchou, brèdes patate, brèdes chou de Chine… également les bretzels, pour les Alsaciens (bon ok j’avoue, cette blague n’est pas de moi). Nous les connaissons d’habitude cuites et assaisonnées pour accompagner un plat principal chaud, et c’est une belle découverte de les goûter froids en vinaigrette. Pour ceux qui auraient oublié ce que sont les goyaviers, j’en parle à la toute faim fin de cet article.

Au dodo ! On retourne dans notre palace. On se barricade comme on peut avec les volets des porte-fenêtres en mauvais état, on ferme la chambre à clé, et on s’endort dans la lourdeurs des couettes et des couvertures.


07h30 : c’est l’heure de se doucher ! Un ridicule filet d’eau gelée coule de notre douche. Fort heureusement, on teste les autres salles d’eau et celles-ci ont de l’eau chaude, ouf ! Nicole nous apporte le petit-déjeuner et nous tient compagnie quelques minutes : elle nous raconte son unique venue à Mafate (mais whaaat?!), sa balade en hélico au dessus de son île offerte par ses amies suissesses, ses différents pèlerinages sur le continent… Elle est décidément trop choupinoue. Après avoir corrigé Marcel qui laisse par erreur 10 euros de pourboire (faut quand même pas déconner), je filme quelques secondes pour vous proposer le panorama du matin, et on se rend au départ de la course : la Vertical Run de la Roche Ecrite !

Au programme : quelques foulées sur le goudron, puis un vertigineux sentier dont la pente est en moyenne… de 45%.

That's insane

Le sentier étant étroit, on ne fait pas partir les 153 participants en même temps (trop facile de pousser 10 adversaires d’un coup dans le ravin, sinon) : chacun a proposé une estimation de son temps au moment de s’inscrire pour être classé : les plus lents partent en premier, et les plus rapides sont les derniers à prendre le départ. En gros, à chaque minute, un coureur démarre. Marcel commence à 10h24 précisément, et je commence à monter pour ma part vers 9h30 : je veux monter le plus haut possible pour l’encourager au moment où il en aura le plus besoin ! On monte quelques minutes ensemble, puis Marcel s’arrête, exténué par l’effort, et je continue mon ascension.

Le temps est magnifique, et il fait même très chaud. Je m’inquiète un peu que la chaleur puisse nuire aux performances de mon pacsounet ❤ La montée est super agréable : je croise beaucoup de promeneurs du dimanche, de supporters comme moi en quête du spot idéal, de coureurs qui redescendent et de coureurs en plein effort que j’encourage à fond les ballons. Devenant peu à peu une productrice, réalisatrice, cinéaste, actrice et monteuse hors pair, je vous propose un court-métrage pour connaître la suite des évènements :

J’ai donc pu admirer mon Marcelou, l’encourager, et applaudir les personnes passées après lui. Après avoir profité de la vue, j’entame ma descente super prudemment : ce qui était fatigant à monter est fort dangereux à descendre ! Je marche une partie du sentier avec une infirmière bénévole super sympa rencontrée plus tôt sur la montée, et par moments avec tout un groupe de coureurs victorieux.

Marcel me rattrape enfin et c’est trop cool de le retrouver 🙂 Il a vraiment le sourire et est très content de sa course, voilà qui me rassure par rapport à son absence d’expression quand je l’ai vu passer. Nous finissons de descendre ensemble et allons voir les résultats. Marcel espère être dans le top 40… et nous découvrons qu’il a fait le 22ème meilleur temps ! Bravo Marcelou !!! Il a grimpé tout là-haut en 50 minutes plutôt que les… 3h45 annoncées en rythme randonnée =O Après notre repas, on file ensuite en direction la Mare à Martin, histoire de siester un peu dans nos hamacs !

Allez, il faut reprendre la voiture et rentrer chez nous. On profite encore à fond de notre petit périple en s’arrêtant régulièrement pour prendre des photos de l’incroyable paysage qui nous entoure.

Sur le retour, nous passons enfin chez Romille pour découvrir leur nouveau et grand chez eux dionysien, manger du gâteau et se programmer enfin une sortie ensemble prochainement ❤

Delphine

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