#38. Schminvasion

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui, c’est un article « flash back » assez long que je vous propose vu tout ce qu’il y a à raconter x) Et pour cause : du 24 octobre au 6 novembre, on est passés de 6 à 9 dans la coloc. Voire 11 par moments, ou même 18… Bref, passons, c’est un peu l’auberge espagnole ici !

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Un p’tit barbec tout simple pour la Toussaint. En passant, joyeux anniversaire Nono !

Les trois invités de marque que nous avons reçus ont fait cinq randos par jour en moyenne durant ces deux semaines, ce qui ferait dans l’absolu un sacré paquet de photos et de blabla à reporter ici ! Si ça peut vous rassurer, je n’ai pas pu tout faire avec eux, alors on a déjà un certain tri 😉 C’est Marcel qui a eu la joie et l’honneur – et moi aussi ! – de recevoir sa famille : sa maman Anne, son papa Bernard, et sa soeur Léa ❤ ❤ ❤ Tous connaissaient déjà La Réunion pour y être venus au moins une fois, mais comme abondance de biens ne nuit pas, ils ont remis ça !

A l’époque, les malheureux avaient commis l’erreur de couper leurs vacances en deux parts égales entre l’île de La Réunion et l’île Maurice. Maurice, c’est très joli, mais il n’y a pas autant de choses à faire qu’à La Réunion quand on aime crapahuter ! *rire moqueur* Le point culminant de l’île Maurice atteint 828 mètres d’altitude, rien à voir avec les 3000 d’ici. D’ailleurs, si vous voulez notre avis pour vos vacances : deux semaines à La Réunion, c’est loin d’être trop, et si vous en avez une troisième à passer sur l’île Rodrigues, vous êtes au top. On aura l’occasion de détailler ça ^_^

Leurs vacances ont vraiment super bien commencé vu qu’on a encore fêté mon anniversaire ! Une coupette de champagne comme il se doit, et des cadeaux 😀 J’ai reçu des pelotes de laine, et un livre pour apprendre à tricoter avec les mains et les bras (donc sans aiguille). Mes premiers essais ne ressemblent pas encore à un super bonnet trop stylé, mais ce n’était pas si mal et je suis loin d’avoir dit mon dernier mot.

Quand l’Alsace et la Lorraine nous ont envahis, j’avais pas mal de cours à la prépa et des cours particuliers. J’ai quand même pu m’organiser pour faire deux belles sorties avec la belle-famille : un trek de 3 jours et demi dans Mafate, et la randonnée jusqu’au cratère Dolomieu. On va se contenter de Mafate pour cet article !

Du 27 au 30 octobre : nous mafatons, vous mafatez, ils mafatent.

Un savant mélange de chemins connus et de découvertes à faire forment l’itinéraire de ces quatre journées. En particulier, je me réjouissais de voir Trois Roches lors de la troisième journée de marche, spot réputé pour être de toute beauté.

Plan Mafate Bernanne Léa Marphine
Cinq personnes enthousiastes, quatre jours magnifiques et trois coups de soleil chacun.

Un détail me scotche au moment de partir : c’est à quel point le sac d’Anne est petit. Je me dis merde, pourtant j’ai l’impression de ne pas avoir pris grand chose et je suis chargée comme une mule. On est pas tous aussi doués pour ne pas avoir beaucoup à porter ! Mais peu importe, peut-être percerai-je ce mystère mystérieusement mystérieux.

La logistique ressemble un tantinet à ce que nous avions choisi pour notre premier trek qui consistait lui aussi à traverser tout le cirque : on roule jusque la gare routière de Saint-Louis, on prend le bus jusque le nord de Mafate, et on ressort au quatrième jour côté sud, par le col du Taïbit.

C’est parti ! Dur dur de rester frais et dipos tôt le matin lors des trajets en bus. Arrivés à notre arrêt, une belle côte s’impose à nous avant de rejoindre la Canalisation des Orangers. C’est le temps pour nous d’apprécier une dernière fois la vue sur Saint-Paul et l’océan avant d’entrer officiellement dans le cirque de Mafate. Le temps est dégagé, magnifique et chaud à crever. On se tartine de crème, on boit beaucoup, on cherche en vain de l’ombre le long de cette foutue canalisation.

Nous pique-niquons aux Lataniers, à un endroit qui met tout le monde d’accord : de l’ombre, de quoi tous s’assoir, et une super vue. On réalise assez tôt qu’un seul couteau pour cinq, c’est just just, mais après tout, c’est mieux que zéro. On se régale et le cadre est exceptionnel ! Après mes divers sandwichs dans du pain au lait (une tradition d’enfance), je m’endors comme une pierre pendant ce qui me semble être des heures. Je suis un peu paniquée d’avoir trop dormi quand Marcel me réveille, mais en fait, je ne me suis assoupie que 12 minutes. La magie de la micro-sieste ultra réparatrice !

Nous reprenons notre route direction… Grand-Places-les-Hauts, pour ne pas changer ! Le gîte de Marcel Bilin reste mon préféré même s’il faut absolument que j’en découvre d’autres dans le même îlet. Sur le chemin, on s’offre un bain de pieds des plus amusants avec de nombreux de petits poissons qui viennent chatouiller et doucement pincer nos petons éprouvés.

Nous arrivons enfin à notre gîte et je re-comprends une énième fois pourquoi j’adore cet endroit (en plus de la gentillesse de Marcel et de sa famille, et de leurs délicieux plats) : la vue sur ce fameux Piton Cabri me fascine. Je ne saurai vous expliquer précisément pourquoi j’adore ce relief. Je me sens tout simplement au bon endroit quand je peux le voir.

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Waaah.

Comme d’habitude, je n’ai pas de photo du repas en gîte… Je crois que je n’ose pas trop demander en live aux gens présents si je peux mettre une photo d’eux sur mon blog. Autrement, et comme d’habitude aussi, on savoure le plus réputé des plats préparés par Marcel Bilin : du cerf !

Le premier couac éclate et fournit une explication assez simple au peu de bagages emportés par Anne. Sa solution pour ne pas porter trop : laisser toute une pile de vêtement soigneusement préparés à la case. Dans un premier temps, cet oubli m’inquiète un peu. Il n’y a rien de pire que d’avoir froid ou de ne pas avoir d’affaires de rechange si celles-ci sont trempées. Mais ouf, tout va bien, elle improvise notamment grâce à Marcel qui a des fringues en rab. Nous faisons face à un autre imprévu durant ce trek, mais ce sera pour dans quelques paragraphes. Cette première nuit est avec Marcelou la seule que nous passons en gîte. Pour dépenser un peu moins, nous camperons dans notre tente pour les deux autres nuits qui nous attendent.


Deuxième jour : nous prenons le chemin que je crains au plus haut point, c’est-à-dire celui qui mène à Roche Plate. Vous voyez plus de quoi je parle ? C’est tout pile l’endroit qui m’a fait choisir pour l’un de mes articles le titre « Du Sang et des Larmes« , si jamais ça vous rappelle quelque chose. Je vous propose un extrait :

J’en profite pour raconter l’épisode le plus larmoyant de cette épopée. Eh oui. J’ai craqué. Monter et descendre l’équivalent de milliers de marches avec des courbatures délirantes m’ayant fait souffrir à chaque pas… ben ya un moment où la coupe est pleine de larmes et de ras-le-bol. Qu’est-ce que je suis venue fo*tre ici ? L’ai-je vraiment voulu ? Pourquoi je suis pas à la plage ? Maman, où es-tu ? Pourquoi le couple avec qui on discutait tout-à-l’heure a l’air de nous avoir mis 1000 mètres de dénivelé positif dans les dents ? Si je saute dans le ravin, un hélicoptère viendra-t-il me chercher ? Si j’ose pas sauter, je dois donner combien de francs suisses à Jules pour qu’il me sorte de ce merdier ?

Enfin voilà. Rassurez-vous, même si je ne suis pas devenue traileuse (cela dit, cette idée pourrait réjouir quelqu’un que je connais bien), j’ai quand même beaucoup progressé en un peu plus d’un an, physiquement et mentalement pour mieux vivre mes treks et randonnées. Le temps se couvre dans l’après-midi et c’est plutôt un soulagement de perdre quelques degrés ! Notre marche est ponctuée par Léa et sa petite chorégraphie. Pour un projet de vidéo que j’ai hâte de découvrir au moment venu, elle fait sa petite danse avec les plus beaux paysages derrière elle.

Nous arrivons à Roche Plate, au gîte « Chez Juliette ». L’accueil est plutôt froid et c’est un bordel innommable au moment de régler : la famille de Marcel n’a pas suffisamment de liquide, pas de chéquier, et on ne peut pas payer par carte ! C’est un peu agaçant de voir que la personne du gîte met trois plombes à nous proposer une solution. Bernard finit par donner ses coordonnées bancaires par téléphone à la centrale de réservation de l’office de tourisme… C’est un peu laborieux, mais on finit par y arriver ! J’en profite pour remercier encore Anne et Bernard qui m’ont à peu près tout payé durant ces vacances. En voilà une Delphinette gâtée et reconnaissante 🙂

Avant de se doucher, de jouer au Uno et de se faire offrir du punch au vu du repas qui est bien retardé, Marcel et moi nous occupons d’installer notre tente. Je vous invite à stopper votre lecture pendant 26 secondes pour comprendre pourquoi j’hésitais entre le fou rire et l’énervement à ce moment-là !

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Et voilà l’travail ! (Marcel, plie les genoux, enfin)

Voilà voilà. La tente montée en tipi, la toile sécurisée par une paire de chaussettes au sommet de la branche, et nous sommes prêts à rejoindre les autres pour le repas. Nous discutons beaucoup avec un guide qui fait découvrir le cirque à une famille de touristes. C’est toujours super d’avoir l’opportunité de discuter avec ces personnes qui ont des tas de choses à nous apprendre sur La Réunion en général, la faune et la flore, la cuisine locale etc. Beranne font connaissance avec un vacancier qui vient de Thann, ce qui est amusant vu que cette commune est en banlieue de Mulhouse, donc tout proche de là où ils habitent. Le monde est petit !


Troisième jour : le temps est de nouveau magnifique ! C’est presque déprimant de savoir qu’on va transpirer toute notre eau et finir comme un pruneau tout sec et fripé. Démontage de tente, petit dej’, et on se remet en route ! On meurt de chaud rapidement comme prévu. On aime mieux ça que de se faire tremper jusqu’au slip, mais la chaleur rend notre progression assez difficile physiquement.

Nous sommes le 29 octobre et je décide de faire un truc cool (avec le petit regret de ne pas l’avoir fait plus souvent !) pour l’anniversaire de Diane. Dianou était avec moi en Master, et on a vécu pas mal de trucs ensemble ! Souvenirs nostalgiques et pas du tout exhaustifs : notre soirée déguisée « film culte », notre TP raté d’histologie – mais ça n’avait marché pour personne alors nous rejetons toute responsabilité – , notre non sélection au concours de l’école doctorale qui débouche malgré tout sur une thèse en ce bon vieil IBMC, et de cette soirée inoubliable avec Annie façon « Girls Gone Wild ». Bref, j’ai souhaité son anniversaire à Dianou de vive voix, histoire de faire plus original qu’habituellement.

Je remercie au passage Kalenji, mon sponsor. Pensée émue pour cette paire de lunettes  de soleil que j’adore et qui ne sont plus.

Cette journée est peut-être celle que je retiens le plus car elle me fait découvrir Trois Roches, comme je le disais en début d’article. Qu’y a-t-il de si beau là-bas, à part trois roches ? Ce lieu est connu pour son étonnante cascade qui semble s’enfoncer dans les profondeurs terrestres, tellement bas qu’on n’en voit même pas la fin ! Ça donne envie de s’approcher toujours plus du gouffre pour voir la cascade en totalité, mais c’est super dangereux bien sûr, alors nous gardons une petite part d’inconnu dans la découverte du site. Il y a un monde fou et plein de chats qu’on ne souhaite bizarrement pas du tout papouiller vu leur état. La pause pique-nique et baignade est toute indiquée ! Ce repas reste d’ailleurs gravé. On pourrait s’attendre à ce qu’ils soient de moins en moins funky au fur et à mesure des jours qui passent, mais en fait non. Nous nous délectons notamment d’un bocal de poivrons marinés, et j’ajoute ça à ma liste des indispensables en trek 😉

Qu’il est bon de profiter sans se dépêcher ! On prend le temps de manger et d’admirer le paysage, de se baigner dans la Rivière des Galets, de lézarder au soleil… un très beau moment.

Nous entamons notre dernière portion de route jusque l’îlet le plus proche du col du Taïbit. Nous longeons toujours la rivière. Le décor devient très très gris et caillouteux, c’est un peu tristoune et ça change pas mal de toute la verdure qui s’étalait sous nos pieds jusque là.

La végétation reprend finalement le dessus et nous reconnaissons doucement les environs de Marla. Nous marquons une pause dans notre progression car j’ai décidé que j’allais enfin acheter du miel sur place ! On arrive à la miellerie, et, pas d’pot, on a une semaine d’avance sur la récolte. Le personnage qui vit là organise son travail selon les principes de la biodynamique, que vous pouvez découvrir ici. Dommage, mais on peut caresser un chiot trop chou pour atténuer la déception.

Nous parcourons enfin les derniers mètres qui nous séparent du gîte « Chez Jimmy » ! Beranne et Léa s’installent dans leur chambre pendant que nous installons la tente. On remplace la branche d’arbre de la veille par un bâton de marche d’Anne comme armature de fortune. Même réglé au maximum, le bâton est trop court alors nous improvisons avec une bouteille de bière.

Tipi
McGyver n’a plus qu’à aller se rhabiller.

Nous faisons connaissance avec un campeur qui s’installe près de nous. Il est Réunionnais et a essayé de rejoindre son ancienne promo d’études partie en trek, mais il n’a manifestement pas été le bienvenu… Il a l’air super déçu et on espère que la soirée sera bonne pour compenser ! C’est l’heure de manger : le repas est copieux, digne de ce que l’on peut espérer après de telles journées. Dans les gîtes, nous avons souvent de la salade de choux en entrée et c’est toujours un régal. Le plat est peut-être un peu gras (un rougail boucané si je me souviens bien), mais bon, l’atmosphère est excellente et on est pas là pour réclamer un triple salto arrière de pamplemousse sur son coulis de fruits rouges en sac de couchage.

La soirée qui suit le repas est exceptionnelle. Le plus souvent, on file assez vite au lit après le repas vu la fatigue du jour et les efforts à fournir le lendemain. Ce soir-là, on veille un peu grâce à Alain (et pas Jimmy, en fait) qui sait vraiment mettre l’ambiance ! On chante tous ensemble deux ou trois chansons en créole, sans savoir vraiment si on prononce bien, et sans la traduction complète des paroles qu’on baragouine. Alain réquisitionne le troisième campeur dont j’ai oublié le prénom, puis Léa avec sa longue crinière blonde (RIP) pour jouer de cet instrument qui ressemble à un bâton de pluie carré (?). Ces performances de chant n’ayant pas du tout été données par des professionnels, je vous invite à tenter de faire la même chose chez vous.

Droits d’auteur : Bernard 😉 

Quand la soirée est officiellement terminée, on se dirige vers nos tentes, tout comme l’autre campeur. Nous somme suivis par Alain, puis trois filles qui dorment dans un gîte voisin mais qui profitent de la bonne ambiance de notre petit groupe. On discute, on plaisante, Alain veut nous apprendre des phrases en créole mais de mon côté, j’ai beaucoup de mal à répéter. Surtout que pour lui, si je ne parle pas très fort, ce n’est pas du créole.

On finit par mettre la viande dans le torchon ! On est fatigués, mais ce n’est pas très important car la marche du lendemain s’annonce courte : nous n’avons plus qu’à franchir le col qui nous sépare du cirque de Cilaos, soit une demi-journée de marche.


Quatrième et dernier jour ! Nos dernières heures dans Mafate changent radicalement des journées précédentes : le temps se couvre vers 10 heures et la première pluie fait son apparition. Le rythme s’accélère un peu pour atteindre le haut du col, et est maintenu sur la descente : on ne veut surtout pas rater notre bus pour rejoindre la ville de Cilaos. C’est un petit peu stressant d’ailleurs, mais on est super efficaces et le tour est joué !

Et voilà. On a beau aller dans les coins les plus escarpés, les moins accessibles et les plus reculés, pas moyen de fatiguer la famille marcélienne !

Ce petit bout de semaine est un excellent souvenir et je suis bien contente d’avoir pu être disponible pour partager ce voyage à pied tous les cinq. Une très bonne entente, des panoramas à couper le souffle, des bons repas et l’appréciation des moments simples : c’est la bonne recette pour de bonnes vacances. Ah oui, et puis du soleil, parce que si on s’était fait saucer pendant quatre jours, ça n’aurait probablement pas été aussi agréable !

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Encore une victoire de canard !

Delphine

PS : le jour de la publication de ce chapitre, on est le 6 avril, alors joyeux anniversaire à Xavier ! C’est le mari d’une amie, Anaïs, avec qui j’étais en licence. Ces deux-là ont d’ailleurs choisi La Réunion pour leur voyage de noces et sont sur place au moment où je vous écris 😉 Excellent choix de destination que je ne peux qu’approuver 😉

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. cécile dit :

    coucou Delphine. Comme je vous envie de vivre à fond, de profiter. Vous avez bien raison. On ne vit qu’une fois et il faut en profiter. D’accord les randonnées où tu te demandes si tu survivras je les remettrais à d’autres mais le reste : l’expérience de la vie en « communauté », l’impression d’être libre de faire ce que l’on a envie , hé bien j’adhère; Profitez à fond tant que vous êtes là-bas. Gros bisous

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    1. intotherhum dit :

      Bonjour Cécile ! Je suis bien contente de vivre tout ça et garde à l’esprit que c’est exceptionnel ! Cela ne durera peut-être pas. Haha, en parlant de survie, tu vas adorer l’article 40 à venir sur mes exploits sportifs ! Pas mal de souffrance au programme x) Gros bisous, je t’embrasse bien fort.

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