#33. Pieds de Mouton au Nez de Boeuf

Mais c’est quoi ce titre en mousse ? Du calme, vous commencez à me connaître et donc à savoir que tout ce que je fais est très réfléchi (…) !

Samedi 3 février 2018, après avoir commis l’erreur magistrale de se rendre chez Décathlon un premier samedi de soldes, on s’est motivés à aller faire du camping sauvage à la Plaine des Cafres !

Capture d'écran 2018-02-05 12.54.52
Dormir à 2000 mètres d’altitude, au milieu de nulle part ? Excellente idée !

Mais qui ça, « on » ? Je veux parler de Pierrence supplément Chouka, Christor, et Marphine supplément Shaun. Christor sont les invités de Pierre : son frère Victor avec sa chère et tendre Christelle, qui débutent leurs vacances d’un mois. Yen a qui s’en font vraiment pas, hein ?! ;). On a (plus ou moins bien) préparé nos affaires, puis on a pris la route en fin d’aprem pour aller bivouaquer.

Avec la douceur d’un Sébastien Loeb en retard, Marcel a joué au meneur du petit convoi jusqu’à notre aire de camping. Sur le chemin, la vue était magnifique, alors on s’est arrêtés pour jouer aux touristes et faire des photos devant le Piton des Neiges.

Après une petite heure de rallye, nous avons trouvé notre emplacement pour passer la nuit : l’aire de bivouac du Nez de Boeuf. Non, ce n’est pas un plat cuisiné mais un sommet montagneux qui culmine à 2136 mètres d’altitude. J’étais vraiment contente de m’arrêter là, car toutes mes venues dans le coin étaient pour aller jusqu’au cratère Dolomieu (pour ceux qui ont un an de retard, voir l’article #7 😉 ), et comme chacun le sait, cette rando commence à me courir.

Avant de lancer le barbec’, on est allés perdre Chouka dans la végétation du coin. Effectivement, au grand plaisir de Pierre, celle-ci a eu le droit de vagabonder comme bon lui semblait : c’est-à-dire partout où on voulait pas qu’elle aille. J’étais un peu inquiète qu’elle puisse décider de vouloir rester là à tout jamais (notamment dans le ravin à côté), mais on a réussi à la faire revenir le temps d’aller au point de vue où il n’y avait… point de vue sur la Rivière des Remparts.

Passons aux choses sérieuses : il fallait allumer un feu pour la majorité de carnivores que nous étions, friands de viande de poulet… cuite, si possible. Les hommes se sont affairés à allumer le dit feu, et ce n’était pas chose facile. Enfin, pour moi, si, vu que je n’ai rien fait à part jouer avec Shaun et découvrir le réglage de la vitesse d’obturation de l’appareil photo de Marcelou (merci Victor 😉 ).

On va pouvoir détailler un peu ce qui n’allait pas, car la liste est longue. Comme vous l’aurez compris, on a vraiment eu froid, mais de ouf. Perso, je portais un débardeur, un t-shirt, un truc à manches longues, un k-way, un tour de cou en mode bonnet, un paréo en mode écharpe, mon legging étoiles et je me suis enroulée dans une couverture. C’était clairement pas assez. Heureusement que le feu était là, mais c’était compliqué : il a eu du mal à prendre comme je vous le disais, et la fumée nous a tous rendus aveugles à tour de rôle. J’ai oublié le pain sur le bord de la baignoire. Pendant un moment, Florence buvait au goulot de la bouteille de rouge parce qu’on trouvait pas les gobelets. On avait ni saucisson, ni chips. Pas d’assiettes non plus, du coup on a mangé à moitié dans les tups, à moitié dans les couvercles de tup’ (d’ailleurs à ce propos Marcelou, la prochaine fois, tu tâcheras de manger côté intérieur du couvercle). Il n’y avait pas assez à manger, en particulier pour Victor qui aurait bien mangé une douzaine d’ailes de poulet supplémentaires. Chouka tournait dans tous les sens et créait de véritables toiles d’araignée avec sa longe tournicotée dans tous les poteaux possibles. Timolise n’étaient pas là ='( bref, c’était un peu le bordel.

En rédigeant cet article quelques jours après ce week-end, je me dis qu’on aurait pu manger Chouka et se faire une veste blanche et douce, mais je percute trop tard.

Ces oublis m’ont rendu la soirée vraiment drôle, et puis quand même, on a pensé à quelques trucs importants pour passer un chouette moment  : bières, punch, pinard (plusieurs bouteilles, parce que bon, avec Florence…), jeu de cartes, guitare, gens sympas, et, naturellement, la joie d’être là 🙂 Je voulais depuis longtemps camper ailleurs qu’à Mafate et vraiment prendre le temps de contempler les étoiles : c’est maintenant chose faite !

Le lendemain matin, vers 7 heures et après une nuit à transpirer à grosses gouttes (lol), Victor, Marcel et moi sommes allés sur ce fameux Nez de Boeuf pour apprécier la vue. Chacun des 360 degrés qui s’offrait à nous était magnifique ! A l’occasion, une petite vidéo pour venir compléter mes photos 🙂

Truc chiant que je dois mettre pour la musique de la vidéo : 
Titre : Muse De Funk
Auteur : Ruby Cassaya
Source : https://myspace.com/rubycassaya
Licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/
Téléchargement (6MB) : https://www.auboutdufil.com/index.php?id=315

Après un excellent petit-déjeuner constitué des fruits de la passion de Christor – par erreur, je tiens à le préciser -, on s’est mis en route depuis le Piton Textor (c’est là où il y a l’antenne visible sur la photo de groupe ci-après). Comme tout le monde était super au taquet sauf Marcel, on a été prêts très rapidement : départ… à 9h00. Tout le monde aura bien sûr saisi l’ironie de ce propos. C’est le moment où la communauté de l’anneau s’est dissoute : Pierre, se servant de son entorse comme excuse à tout, a préféré rentrer à la case. Il nous aurait ralenti, c’était mieux comme ça.

C’était vraiment très agréable comme marche : beau temps, peu de dénivelé, Marcel a trouvé un beau bâton… mais malgré le ciel qui s’est couvert, bon sang, qu’est-ce qu’il faisait chaud ! On a tous bien cramé. Au bout d’un moment, Marcel a avoué que le chemin ne prenait pas la tournure topologique attendue. Il a tenté de nous embarquer dans un trail interminable, mais on a dit non et on a choisi le retour sûr et pas trop trop long en prenant une boucle de 3h15 au total.

C’en est tout pour cette sortie ! Je vous mets les quelques photos du retour à la maison durant lequel j’avais un repose-pied on ne peut plus agréable et craquant, et du snack où on a pris des barquettes qui ne cassaient pas trois pattes à un canard.

Delphine

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Clemmm dit :

    Merci pour ce beau reportage 😉

    J'aime

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