#1. Le jour J du grand départ !

Le voici, le voilà, il a fini par arriver, j’ai nommé : « le mardi 10 janvier 2017 » (à prononcer avec une voix masculine grave et presque menaçante, façon annonce de film qui va bientôt sortir). Cette date paraissait si lointaine au moment de prendre les billets (en septembre, si mes souvenirs sont bons) ! On l’a dite et répétée à tous nos amis et les membres de nos familles à qui nous avons pu dire au revoir ces derniers mois… et nous y voilà. Bye bye l’appartement du Neudorf, au revoir doudoune, neige, dégivrage de voiture et autres réjouissances hivernales de métropole nordique. Passage obligé et cruel des câlins et bisous les yeux tout humides à nos parents. Et vamos pour notre vol prévu du mardi 10 à 21h25 jusqu’au mercredi 11 (n’est-ce-pas Marcel, on aura l’occasion d’y revenir), à 13h40.

Notre Airbus A330-200 décolle… à moitié vide. Je me suis imaginée pendant un quart de seconde environ allongée sur trois sièges pendant le voyage, ronflant à tout va, avant de me rappeler que nous avions l’une de ces fameuses « escales techniques » à Lyon. Je ne connaissais pas ce concept, nous avons donc atterri dans la Ville des Lumières pour y prendre du carburant et des nouveaux passagers qui ont ruiné intégralement mes plans de sommeil agréable. L’escale a duré entre 3 et 4 plombes, je dirais, et on a redécollé.

Le vol fut un moment de zénitude complet, dont je me réjouis déjà de vous lister les différents acteurs et rebondissements.

Je vais commencer par mon voisin. Non, pas Marcel, celui de l’autre côté. Les rangées de sièges étaient disposées de cette façon : XXX XXX MDX. Mon voisin de droite, appelons-le 20170110_232619.jpgLéonard, était donc côté hublot, j’étais au milieu, et Marcel côté couloir. Eh bien je vais vous dire une chose : heureusement. Le monsieur a pris un comprimé peu après s’être installé. Je pense qu’il devait s’agir d’un tranquillisant pour chevaux. Il a sombré dans un état proche du coma en quelques minutes : bouche grande ouverte (la base), et la nuque dans une horizontale quasi parfaite. Nous avons entendu ses vertèbres cervicales réclamer une séance d’ostéopathie. J’ai eu droit à différentes options : s’écroule vers l’avant, vers l’arrière, deux fois vers moi. Léonard a tenté de s’excuser à deux reprises, si je me fie à mon interprétation de ses bafouillages (j’avais opté pour bafouillements, mais apparemment, ça n’existe pas), les yeux courageusement ouverts au tiers. Tout ça pour dire que si ce type avait été côté couloir, la décision d’aller aux toilettes ou de faire quelques pas aurait été toute une expédition.

Mon siège était cassé, il s’inclinait tout seul vers l’arrière. Cela faisait une bonne excuse pour être un peu mieux installée sans être complètement coupable de restreindre l’espace vital de la personne derrière moi, mais c’était quand même chiant.

Le bébé. Par définition, le bébé est contrarié. Et le bébé contrarié pleure. Surtout en avion. Et vous savez c’est quoi le pire ? Oui, c’est ça. Vous avez trouvé. Plusieurs bébés. Plusieurs bébés contrariés. Plusieurs bébés contrariés dans un avion. Je ne m’étendrai pas là-dessus.

Le repas servi à 1h30 du matin, suivi de café ou de thé (noir, bien évidemment). Comme ça, on reste bien réveillés pour une journée qui s’annonce 3 heures plus courte. Non franchement les gars, j’aurais préféré une infusion de camomille. Je ne vais pas non plus m’étendre sur le repas, que Marcel a conclu par un bref : « Je me demande si c’était de la viande ou du poisson. »

La sélection cinématographique de deux films. En 13 heures. Deux films. Oui, pour 13 heures (XL Airways nous avait pourtant souhaité un bon vol, merde !).

Le « pack repos » à 8 euros. Attendez, mais on s’fout d’qui là ??? Huit balles le combo boules Quiès, couverture, et chinoise qui masse les pieds (En réalité, il y a un intrus dans cette liste, mais je ne me souviens plus du 3ème produit gold de ce pack Premium).

Nous avons eu une petite annonce nous informant que La Réunion est inscrite au patrimoine mondial avec sa faune et sa flore, etc etc. Et là, le drame : « Il est interdit de ramasser des cailloux et des coquillages ». Je me voyais déjà en ramasser des tonnes, les montrer à Marcel, et lui demander de les porter pour moi. Bonsoir, tristesse. On nous a aussi prévenu que faire du surf risquait d’endommager la dentition des requins, ou, pire, l’état de la dite planche de surf.

Je vous le donne en mille : c’était du poisson.

A 2h23, mon siège était toujours cassé. Quand je m’appuyais fort, il était incliné, si je relâchais un peu, ça remontait mais le siège était plutôt hésitant, et si je ne m’adossais pas du tout, eh bien c’est que j’ai le dos super droit et je ne suis pas capable de maintenir cette position plus de 5 minutes (à moins peut-être d’avoir cet ustensile de nettoyage du sol placé très précisément où je pense).

Mon voisin de derrière ronfle et Léonard fait des gestes bizarres avec ses bras. Il me gêne et je songe à demander une place en soute.

* Ellipse narrative *

A 9h30, heure de métropole, nous étions au dessus de Baardheere, en Somalie. Il faisait -53 degrés dehors. J’ai échangé de place avec Marcel et l’hôtesse de l’air n’a pas cessé de me bousculer en passant comme un bulldozer. Des gens ont ouvert leur hublot sur 3 millimètres, histoire de 1) se rendre compte que ça ne sert strictement à rien tellement la lumière est aveuglante, et 2) être sûr que les gens qui dormaient soient bien réveillés.

Et voilà que nous étions presque arrivés, enfin, à en juger par la position de cet avion de la taille de Madagascar sur l’écran.

J’en ai assez écrit pour aujourd’hui, alors je vais simplement vous balancer les photos comme ça à notre arrivée à Saint-Denis. On a failli avoir un petit couac avec Marcel qui n’a pas tout de suite réalisé que partir le 10 à 21h25 ne nous faisait pas arriver le 10 à 13h40 mais le 11… Mais on a pu venir nous chercher quand même 😀 Enjoy!

Direction Le Tampon, ville du sud où un couple d’amis nous héberge ! Merci à eux ❤ Rendez-vous dans 1h20 😉

Delphine

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Maite ta cousine belge dit :

    J ai adoré!!! Je sens que je vais aimer te (vous) lire !!! Enjoy!!!!

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  2. Tom dit :

    Tu m’a bien fait rire avec ton tranquillisant pour cheval 😂
    Enjoy!

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  3. Mélanie FUCHS - qui travaillait avec Anne et qui a vu Marcel tout petit !! dit :

    J’adore !! je commence uniquement auj. mais je vais prendre un peu le temps de vous suivre !

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    1. intotherhum dit :

      Bonjour Mélanie et bienvenue à toi 😀 Très contente de te compter parmi nos lectrices ^_^ De nombreux articles sont à venir et sortiront les vendredis. Je te donne rendez-vous le 2 mars pour l’article sur la venue de la famille de Marcel.
      Bonne lecture !
      Delphine

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